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	<title>Autre &#8211; Poured Canada</title>
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	<description>Reaching decision makers for the beer, spirits and wine industries in Canada</description>
	<lastBuildDate>Thu, 07 May 2026 18:25:28 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Autre &#8211; Poured Canada</title>
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		<title>Taxé jusqu’à la dernière goutte</title>
		<link>https://www.poured.ca/en-couverture/taxe-jusqua-la-derniere-goutte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kristine Hui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 16:44:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En couverture]]></category>
		<category><![CDATA[Autre]]></category>
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					<description><![CDATA[Les coûts dissimulés qui étouffent l’industrie de l’alcool artisanal]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="lazyblock-language-select-2uaCe9 wp-block-lazyblock-language-select"><a class="nectar-button small see-through-2 has-icon language wpb_animate_when_almost_visible wpb_bounceInUp bounceInUp wpb_start_animation animated" role="button" href="https://www.poured.ca/cover-story/taxed-to-the-last-drop/">

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</a></div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduit par <a href="https://www.linkedin.com/in/audrey-lemire-b946b3175/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Audrey Lemire</a></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Les Canadiens sont habitués à payer des taxes sur les biens et services, mais ils pourraient être étonnés d’apprendre que plus de 50% du prix affiché sur une bouteille d’alcool provient des taxes gouvernementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre le système de taxation de l’alcool au Canada est un véritable casse-tête, car il implique plusieurs niveaux de taxation. Tout commence par le droit d’accise fédéral, qui est appliqué au moment de la production ou de l’importation et qui fait partie intégrante du coût de gros d’un produit. Ensuite, il y a le taux de majoration provincial, qui peut varier considérablement d’une province à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent les taxes de vente que paient les consommateurs. Les produits ayant un pourcentage d’alcool plus élevé, comme les spiritueux et les boissons rafraîchissantes, sont généralement soumis à un taux de taxation plus élevé que ceux ayant un pourcentage d’alcool plus faible, comme la bière et le vin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alberta et la Saskatchewan ont décidé de privatiser entièrement leurs magasins de vin, tandis que d’autres provinces continuent de gérer des magasins de vin contrôlés par l’État. Ces monopoles gouvernementaux appliquent des taux de majoration plus élevés, ce qui se traduit par des prix de détail plus élevés pour les consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système fiscal complexe du Canada et les obstacles bureaucratiques ont poussé de nombreuses marques d’alcool au bord de la survie. Certaines ont dû introduire des options à faible teneur en alcool, tandis que d’autres ont choisi de se tourner vers des marchés étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étouffer la croissance de l’industrie artisanale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Colombie-Britannique, 2025 a été marquée par la fermeture de 20 brasseries en raison d’une demande en baisse, de l’augmentation des coûts et d’une taxation excessive. <a href="https://www.linkedin.com/in/ken-malenstyn-75470b6/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ken Malenstyn</a>, l’un des propriétaires de <a href="https://barnsidebrewing.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Barnside Brewing</a> à Ladner, en C.-B., soutient que les taux de majoration provinciaux sont responsables de la destruction des brasseries artisanales de la C.-B.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malenstyn explique qu’avec un modèle de majoration équitable, les brasseries artisanales pourraient mieux rémunérer leurs employés et investir dans la croissance de leurs activités en élargissant leur distribution et en fixant des prix plus compétitifs. « Toutes ces mesures contribueraient à rendre les brasseries artisanales plus durables et à continuer de générer des revenus pour le gouvernement tout en créant de nouveaux emplois », a-t-il déclaré.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Le système fiscal lourd du Canada et les obstacles bureaucratiques ont poussé de nombreuses marques d’alcool au bord de la survie. Certaines ont introduit des options à faible teneur en alcool, tandis que d’autres se sont adaptées en vendant à l’extérieur du pays.</p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Même des brasseries bien établies, comme <a href="https://www.lighthousebrewing.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lighthouse Brewing</a>, qui a fonctionné pendant 27 ans, ont dû fermer leurs portes de façon définitive. « Il y a quelque chose de profondément troublant lorsque cela se produit. Ce ne sont pas seulement les petits acteurs qui sont touchés. De nombreux bons opérateurs peinent à survivre parce qu’ils doivent constamment réinjecter leurs propres fonds dans la brasserie pour la maintenir à flot », a ajouté Malenstyn.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’été 2025, la BC Craft Brewers Guild a proposé des réformes, intitulées <a href="https://bccraftbeer.ca/press-release-protect-bc-craft-beer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protect BC Craft Beer</a>, visant à alléger le fardeau fiscal pesant sur les petits producteurs locaux. « Pour la plupart des petites brasseries, nous payons 40 cents par litre pour chaque litre produit avant de vendre quoi que ce soit, et cela ne couvre même pas le droit d’exercer notre activité », a précisé Malenstyn. « Pour beaucoup d’entre nous, cela représente jusqu’à 10% de nos revenus. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Guilde a informé Victoria News que ces réformes seraient neutres sur le plan des revenus pour le gouvernement et permettraient d’économiser environ 16,3 millions de dollars par an pour les brasseries artisanales de la C.-B.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Litiges de classification</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques années avant de lancer <a href="https://www.ednascocktails.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les cocktails non alcoolisés Edna</a>, Nick Devine avait imaginé une marque de cocktails à base de bière alcoolisée. Devine avait fait fabriquer 20 palettes de ces cocktails en conserve par une brasserie locale de Vancouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, la <a href="https://www.bcldb.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">British Columbia Liquor Distribution Board</a> (BCLDB) n’était pas d’accord avec la classification de Devine qui considérait son produit comme une bière. Les majorations sur la bière sont basées sur le volume de production, et pour les petits producteurs produisant 15 000 hectolitres ou moins, la majoration est de 40 cents par litre. La BCLDB souhaitait classer le produit de Devine comme une boisson rafraîchissante, ce qui aurait considérablement augmenté le taux de majoration à 73% par litre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="474" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Ruben-Pinto_shutterstock_84762514.jpg" alt="Bouteille de bière vide couchée sur le côté" class="wp-image-9409" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Ruben-Pinto_shutterstock_84762514.jpg 800w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Ruben-Pinto_shutterstock_84762514-300x178.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Ruben-Pinto_shutterstock_84762514-768x455.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ruben Pinto/shutterstock</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le litige a duré des mois avant que Devine ne soit enfin autorisé à vendre l’inventaire qu’il avait déjà produit. Entre-temps, le projet était devenu une perte financière pour lui, le laissant démoralisé. Fort des leçons tirées de cette expérience, Devine a finalement quitté le secteur de l’alcool pour lancer une ligne réussie de cocktails non&nbsp;alcoolisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son expérience avec la BCLDB met en lumière les défis auxquels font face les nouveaux produits non conventionnels dans un système qui repose sur des classifications de produits bien établies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Évolution vers le marché des boissons à faible alcool</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/olovenmark/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Olivia Lovenmark-Hay</a> a lancé <a href="https://duchesscocktails.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Duchess Cocktails</a> en 2020 avec un cosmopolitan en bouteille à 12% d’alcool par volume.  « Avec une taxe représentant 55% de notre prix de vente, cela constitue un aspect significatif en matière de tarification. Cela rend la création d’un produit premium ou de haute qualité beaucoup plus difficile, car le coût de ce que vous vendez augmente considérablement », a déclaré Lovenmark-Hay. Elle se prépare maintenant à lancer une gamme de spritz à faible teneur en alcool en&nbsp;conserve.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Cela rend la création d’un produit haut de gamme beaucoup plus difficile, car le coût de vente augmente considérablement.</p>
<cite>Olivia Lovenmark-Hay, Duchess Cocktails</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Lovenmark-Hay affirme que ses cocktails à 12% d’alcool étaient beaucoup plus agréables à déguster à la maison, mais en offrant quelque chose avec une teneur en alcool plus faible à 5%, nous élargissons vraiment les occasions d’utilisation et attirons un public plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre avantage de la production d’une série de boissons à faible pourcentage d’alcool est la réduction significative des droits d’accise fédéraux. À partir du 1er avril 2026, les spiritueux contenant au maximum 7% d’alcool par volume auront un droit d’accise de 0,358$ par litre, tandis que ceux contenant plus de 7% d’alcool par volume seront soumis à un droit de 14,117$ par litre. Duchess Cocktails sera ainsi en mesure d’offrir ses spritz à un prix plus abordable pour les clients potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nette différence des taux de droits d’accise pour les produits en dessous et au-dessus de 7% d’alcool par volume souligne également comment ces règles arbitraires dictent les types de produits présentés aux consommateurs en magasin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversification vers d’autres marchés</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/nathan-flim-92332882/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nathan Flim</a>, fondateur de <a href="https://www.poured.ca/industry-news/the-fort-distillerys-mountain-pass-whisky-wins-2024-canadian-artisan-spirit-of-the-year/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Fort Distillery</a> en Alberta, a élargi son entreprise à plusieurs États américains et à Taïwan. Il est intéressant de noter que Flim a constaté qu’il était plus difficile d’introduire ses produits dans les magasins de vin gérés par l’État d’autres provinces canadiennes que sur le marché américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Flim, la paperasse extensive et le processus de demande pour chaque commission de distribution de vin étaient décourageants, et la petite taille du marché dans certaines provinces rendait l’effort de postuler peu rentable. Il a réalisé plus de revenus en vendant ses produits aux États-Unis qu’en les vendant dans des provinces comme la C.-B. ou l’Ontario, où la taxation sur l’alcool est la plus élevée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="532" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Wildfolk-2.jpg" alt="Torse supérieur d'une personne tenant diverses canettes de boissons Wildfolk" class="wp-image-9411" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Wildfolk-2.jpg 800w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Wildfolk-2-300x200.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Wildfolk-2-768x511.jpg 768w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/Wildfolk-2-391x260.jpg 391w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo: Wildfolk</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/dalia-kohen-894378174/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dalia Kohen</a>, fondatrice de <a href="https://drinkwildfolk.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wildfolk</a>, une marque de cocktails botaniques non alcoolisés, a également commencé à s’étendre aux États-Unis. Le processus initial s’est déroulé sans heurts, mais après le 29 août 2025, lorsque les États-Unis ont mis en place des tarifs qui ont supprimé l’exemption « de minimis » permettant aux envois d’une valeur de 800$ USD ou moins d’entrer dans le pays sans droits, Kohen a commencé à voir de nombreuses expéditions retournées. Elle a constaté que même avec la documentation appropriée, ses produits étaient souvent renvoyés, souvent endommagés et devenus invendables. Kohen a depuis concentré ses efforts sur sa croissance en C.-B. et en Alberta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutenir les petits producteurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au <a href="https://sfrdistillery.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stratford-Fox Run Distillery</a> à Ottawa, le maître distillateur <a href="https://www.linkedin.com/in/brierleyadam/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Adam Brierley</a> indique qu’en Ontario, le droit d’accise fédéral est indexé chaque année selon l’indice des prix à la consommation. Grâce à l’intervention gouvernementale, ce droit est présentement plafonné à deux pour cent par an. « Chaque 1er avril, c’est une question que les distilleries doivent considérer. Voulons-nous absorber cette augmentation dans nos coûts de production ou devons-nous augmenter chaque année de deux pour cent en fonction de l’accise? » a déclaré Brierley.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stratford-Fox Run Distillery a généralement choisi d’absorber l’augmentation chaque année pour éviter la perception d’une hausse de prix arbitraire. « Notre whisky, par exemple, est offert à 44,95$ depuis trois ans », a précisé Brierley.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="800" height="533" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/rafa-jodar_shutterstock_2174799865.jpg" alt="Une goutte de vin pend du goulot d'une bouteille de vin vide." class="wp-image-9410" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/rafa-jodar_shutterstock_2174799865.jpg 800w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/rafa-jodar_shutterstock_2174799865-300x200.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/rafa-jodar_shutterstock_2174799865-768x512.jpg 768w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2026/05/rafa-jodar_shutterstock_2174799865-391x260.jpg 391w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">rafa jodar/shutterstock</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En plus du droit d’accise fédéral, il y a le taux de majoration provincial de l’Ontario qui s’élève à 61,5%. S’ajoutent également des frais environnementaux, une taxe sur le volume et une taxe de vente harmonisée de 13%. « Nous devons tous payer des taxes d’une manière ou d’une autre pour financer tous les services que nous apprécions », admet Brierley, mais il souhaite voir le gouvernement offrir davantage d’incitatifs fiscaux pour soutenir les producteurs locaux plus petits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je pense que si vous demandez à n’importe quel distillateur en Ontario, nous sommes tous très envieux des avantages dont bénéficient les distillateurs en C.-B. », a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En C.-B., les producteurs de spiritueux utilisant des ingrédients agricoles 100% de la province et maintenant un niveau de production inférieur à 100 000 litres par an peuvent se qualifier comme distillateurs artisanaux. Cette désignation leur permet d’éviter la majoration de gros standard de la BCLDB. En Ontario, il n’existe aucune exemption pour l’utilisation d’ingrédients cultivés en Ontario.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous sommes imposés de la même manière que les grands producteurs, alors que le coût de la main-d’œuvre et des matières premières est nettement plus élevé en comparaison », a déclaré Brierley. Les économies d’échelle favorisent clairement les grands producteurs, donc Brierley souhaiterait voir le gouvernement ontarien mettre en œuvre un programme similaire à celui de la C.-B. pour donner une chance aux petits acteurs, comme lui, de rivaliser.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Goût de la Victoire</title>
		<link>https://www.poured.ca/en-couverture/le-gout-de-la-victoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chelsea Clarke]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 15:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En couverture]]></category>
		<category><![CDATA[Autre]]></category>
		<category><![CDATA[Articles en français]]></category>
		<category><![CDATA[WSET]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe des bières du Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Concours de spiritueux artisanaux canadiens]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[Pile O' Bones Brewing]]></category>
		<category><![CDATA[World Food Media Awards]]></category>
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					<description><![CDATA[De l’élaboration à la compétition, voici les 
stratégies pour séduire le jury]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="lazyblock-language-select-MhzLm wp-block-lazyblock-language-select"><a class="nectar-button small see-through-2 has-icon language wpb_animate_when_almost_visible wpb_bounceInUp bounceInUp wpb_start_animation animated" role="button" href="https://www.poured.ca/cover-story/tasting-victory/">

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<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduit par <a href="https://www.linkedin.com/in/h%C3%A9l%C3%A8ne-bilodeau-3331b210/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hélène Bilodeaux, trad. a</a>.</em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Vous avez fignolé, testé et mis à l’essai votre produit jusqu’à ce qu’il atteigne la perfection et il est maintenant prêt pour se mesurer à d’autres. Que vous représentiez une brasserie, une distillerie ou une vinerie, vous ressentez forcément un peu de nervosité à l’idée de la compétition, surtout si c’est votre première participation. Gagnerez-vous le premier prix et le droit de fanfaronner ou repartirez-vous les mains vides et l’orgueil blessé?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons demandé à des experts de nous expliquer ce qui se passe dans la tête des juges quand ils évaluent une candidature. Qu’il s’agisse d’obtenir la texture parfaite pour un spiritueux, d’intégrer à merveille les composants d’un vin ou de donner à une bière l’intention exactement voulue, certaines qualités tangibles – parfois non tangibles – produiront sur les juges une impression durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visez la précision avant la puissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de compétitions, les critères de sélection ont évolué au fil du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le vin, les vins audacieux et fruités ont toujours dominé les compétitions. Leur impact immédiat est indéniable, en particulier dans les contextes où les juges peuvent évaluer 50 vins ou plus par jour. Ces vins ont su impression impressionner rapidement avec leurs grandes saveurs expressives, et se sont imposés comme les favoris lors de nombreuses compétitions. Toutefois, ces dernières années, un changement notable s’est opéré. Les compétiteurs dont les vins se distinguent par leur précision, leur équilibre et leur énergie remportent de plus en plus de médailles.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="584" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Natalie.jpg" alt="Natalie MacLean against white background" class="wp-image-5506" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Natalie.jpg 900w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Natalie-300x195.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Natalie-768x498.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Natalie MacLean, auteur de best-sellers et critique de vin<br></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/nataliemaclean/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Natalie MacLean</a>, auteure à succès de <a href="https://www.nataliemaclean.com/blog/books/red-white-and-drunk-all-over/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Red, White and Drunk All Over</a>, <a href="https://www.nataliemaclean.com/blog/books/Unquenchable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unquenchable</a> et <a href="https://www.nataliemaclean.com/blog/books/Wine-Witch-On-Fire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wine Witch on Fire</a>, et la meilleure auteure de livres sur les boissons au monde selon les World Food Media Awards, a déclaré : « Ces vins ne sont peut-être pas ceux qui parlent le plus fort dans la pièce, mais ils transmettent un message clair. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appréciation de la précision ne s’arrête pas au vin. En fait, l’une des expériences de dégustation les plus mémorables pour <a href="https://www.linkedin.com/in/charlene-rooke-b8773b36" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charlene Rooke</a>, rédactrice pour la rubrique À bon verre, bonne table, de la <a href="https://www.lcbo.com/fr/a-bon-verre-bonne-table" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Régie des alcools de l’Ontario</a>, formatrice en spiritueux à la <a href="https://www.wsetglobal.com/fr/french-qualifications/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wine &amp; Spirit Education Trust</a> (WSET) et juge principale du <a href="https://artisandistillers.ca/francais" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Concours de spiritueux artisanaux canadiens</a>, lui est venue d’un spiritueux unique et raffiné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’ai dégusté à l’aveugle une boisson identifiée comme étant un braggot (un spiritueux composé d’orge malté et de houblon, produit à partir de bière et de miel). C’était la première fois que j’en goûtais ou que j’en entendais parler! Et je suis plutôt fascinée par l’Acerum – un spiritueux distillé à partir de sirop d’érable – qui sort du Québec. Il me rappelle les rhums agricoles authentiques », explique Charlene Rooke.<br>Aujourd’hui, les nuances arrêtent les juges dans leur course.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’étape de la préparation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour assurer que le produit est prêt à être jugé, les experts suggèrent de recréer l’atmosphère de la compétition bien avant d’y participer. L’une des meilleures façons de se préparer est de déguster ses produits à l’aveugle. Cela peut s’avérer particulièrement utile pour les brasseurs ou les distillateurs qui offrent une vaste gamme de produits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Dégustez vos bières à l’aveugle, a déclaré <a href="https://www.linkedin.com/in/laurenarichard/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lauren Richard</a>, juge en chef de l’édition <a href="https://canadabeercup.com/fr/2024-results/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2024 de la Coupe des bières du Canada</a>. Vous avez peut-être beaucoup de lagers. Invitez votre personnel à les déguster sans parti pris, en se concentrant sur les ingrédients et l’intention derrière chaque brassin. Avez-vous réussi à véhiculer cette intention ou avez-vous trempé dans différentes catégories? »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="600" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_headshot.jpg" alt="Charlene Rooke against grey background" class="wp-image-5502" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_headshot.jpg 900w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_headshot-300x200.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_headshot-768x512.jpg 768w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_headshot-391x260.jpg 391w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Charlene Rooke, juge principale du Concours de spiritueux artisanaux canadiens et formatrice en spiritueux à la WSET</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Charlene Rooke partage cet avis et souligne l’importance de chercher à obtenir autant de commentaires que possible au cours du processus de préparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Pour les spiritueux, il est essentiel de faire déguster régulièrement vos produits par des jurys de dégustation composés non seulement de membres de votre personnel de production mais aussi d’autres acteurs au sein de votre distillerie, et même en dehors de l’industrie, a-t-elle déclaré. La dégustation de produits concurrents avant la mise en bouteille de votre spiritueux assure la consistance et l’équilibre qualitatif essentiels au succès. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prendre le temps d’évaluer son produit sous plusieurs angles afin d’obtenir un large éventail d’opinions est la meilleure façon de s’assurer qu’il est prêt à entrer en compétition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Créer un produit gagnant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, que faut-il faire pour décrocher le premier prix? Pour les spiritueux, la complexité et l’arôme sont des facteurs clés mais une autre caractéristique peut aider votre produit à s’élever bien au-dessus des autres : la texture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Dans les spiritueux artisanaux, ce qui fait en sorte qu’un produit se démarque franchement, c’est son onctuosité, a déclaré Charlene Rooke. Beaucoup de spiritueux peuvent avoir des saveurs intrigantes, mais si l’alcool n’est pas bien intégré ou que la texture est rugueuse, ça nuit à l’expérience globale. Une texture lisse et raffinée élève le produit, permettant à tous les éléments – les flaveurs, les arômes et le corps – de s’exprimer. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="600" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren2.jpg" alt="Lauren Richard leaning on bartop" class="wp-image-5505" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren2.jpg 900w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren2-300x200.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren2-768x512.jpg 768w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren2-391x260.jpg 391w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lauren Richard, juge en chef de la Coupe des bières du Canada 2024</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le vin, c’est la capacité à raconter une histoire passionnante dans un verre qui permet d’obtenir les meilleures notes de Natalie MacLean.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce qui distingue un vin, c’est sa capacité à évoluer de la première à la dernière gorgée, a-t-elle déclaré. Il doit révéler des couches de complexité. Ces vins ne crient pas pour attirer l’attention, ils vous séduisent, vous racontent l’histoire de leur origine et de leur évolution. Un vin qui intègre harmonieusement ses composantes – acidité, tanins, alcool, fruits et arômes – soutient bien la concurrence. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les facteurs non tangibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la perfection technique est plus ou moins attendue dans les compétitions, une qualité non tangible peut permettre à un produit de se distinguer; une qualité qui ne peut pas être quantifiée sur un tableau de pointage : la capacité d’exciter, d’étonner ou de créer une connexion émotionnelle. Voilà ce qui peut transformer un produit fort appréciable en expérience inoubliable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il n’est jamais juste question de perfection technique, a expliqué Natalie MacLean. Il y a quelque chose d’excitant, d’étonnant même, qui distingue les grands vins. Quand un vin arrive à vous transporter dans le vignoble, à évoquer le sol, le climat et même la philosophie du vigneron, c’est là qu’il transcende le simple fait d’être un bon vin, qu’une connexion émotionnelle se crée. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que cette qualité ne puisse pas être évaluée sous forme de points par les juges, il ne fait aucun doute qu’elle permettra à votre produit de se démarquer des autres.</p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-image-fill-element" style="grid-template-columns:auto 33%"><div class="wp-block-media-text__content">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Dans les spiritueux artisanaux, ce qui fait en sorte qu’un produit se démarque franchement, c’est son onctuosité. Beaucoup de spiritueux peuvent avoir des saveurs intrigantes, mais si l’alcool n’est pas bien intégré ou que la texture est rugueuse, ça nuit à l’expérience globale. Une texture lisse et raffinée élève le produit, permettant à tous les éléments – les flaveurs, les arômes et le corps – de s’exprimer.</p>
<cite>Charlene Rooke, juge principal du Concours de spiritueux artisanaux canadiens et formatrice en spiritueux à la WSET drinks editor</cite></blockquote>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="881" height="1024" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_tasting-881x1024.jpg" alt="Charlene Rooke tasting beverage" class="wp-image-5503 size-full" style="object-position:50% 28%" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_tasting-881x1024.jpg 881w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_tasting-258x300.jpg 258w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_tasting-768x893.jpg 768w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Charlene_tasting.jpg 900w" sizes="(max-width: 881px) 100vw, 881px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">« Les éléments non tangibles ne peuvent pas être définis par une ligne directrice, a déclaré Lauren Richard. C’est comme entendre un chanteur atteindre un do aigu, mais avec une texture, une qualité, un certain raffinement – ou manque de raffinement – qui fait en sorte qu’on le ressent plus profondément. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette qualité – la résonance émotionnelle – qui a contribué à ancrer à jamais une certaine bière dans l’esprit de Lauren Richard. Elle se souvient d’une récente compétition au cours de laquelle une bière blanche <a href="https://www.pileobonesbrewing.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pile O’ Bones</a> a attiré l’attention des juges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ça nous a donné des frissons, a-t-elle déclaré. Il ne restait plus que deux bières en liste. Celle qui n’a pas été sélectionnée était techniquement parfaite – elle était limpide, vive, et répondait à tous les critères. Mais la bière blanche, nous ne pouvions pas arrêter d’en parler. Le temps s’est arrêté. Nous savions que nous nous souviendrions de ce moment longtemps après la compétition. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.poured.ca/features/behind-the-brews/" data-type="post" data-id="5733">Rendez-vous ici pour une entrevue exclusive avec Pile O’ Bones sur leur victoire à l’édition 2024 de la Coupe des bières du Canada.</a></em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Arrivez avec une stratégie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De tous les conseils de nos experts, celui qui est possiblement le plus accessible est de connaître votre produit mieux que n’importe qui et de vous assurer qu’il communique clairement votre intention. C’est essentiel pour se démarquer dans une compétition où l’ambiance est très différente de celle d’un bar décontracté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si vous dites que votre bière est vieillie dans des fûts de cognac, assurez-vous que cette caractéristique est évidente, a déclaré Lauren Richard. N’induisez pas les juges en erreur avec des affirmations que la bière ne peut pas confirmer. Nous jugeons sur la base de votre description, alors soyez clair sur vos intentions. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="531" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/206850870_xl.jpg" alt="Glass of wine with wine glasses and bottles in background" class="wp-image-5501" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/206850870_xl.jpg 900w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/206850870_xl-300x177.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/206850870_xl-768x453.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">vershininphoto / 123rf</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">« Si vous avez élaboré un rhum à taux d’ester élevé ou un whisky brut de fût, il est important de le mentionner dans vos remarques sur le produit, car cela peut influencer la façon dont les juges l’évaluent », a ajouté Charlene Rooke.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’environnement du concours est également unique en ce qui concerne la manière dont les produits sont perçus, c’est pourquoi il faut choisir un produit qui peut subir la pression d’une compétition. « Les nouveaux participants font souvent l’erreur de présenter leur vin le plus cher ou le plus ambitieux. Je recommande de commencer par le produit dont le rendement est le plus constant, c’est-à-dire un produit qui donne de bons résultats à diverses températures et dans différents laps de temps, même après être resté débouché pendant des heures. C’est à ça que votre produit sera confronté en compétition », a expliqué Natalie MacLean.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce vrai que tout peut arriver dès la première gorgée? Étant donné qu’un jury de concours fonctionne dans un environnement très ciblé et critique, les défauts techniques peuvent immédiatement disqualifier un produit, et certaines difficultés sont insurpassables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Des défauts techniques tels qu’une acidité volatile excessive ou des brettanomyces peuvent immédiatement disqualifier un vin », a confirmé Natalie MacLean.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="553" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/137069177_xl.jpg" alt="Making notes with flights of beer on bartop in background" class="wp-image-5499" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/137069177_xl.jpg 900w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/137069177_xl-300x184.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/137069177_xl-768x472.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">valmedia1 / 123rf</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Charlene Rooke attire l’attention sur une autre erreur courante chez les spiritueux. « Je trouve que la plupart des liqueurs et de nombreux spiritueux aromatisés que je juge sont trop sucrés, a-t-elle déclaré. Les produit aromatisés à teneur en sucre réduite peuvent être utilisés dans des cocktails ou consommés seuls, ce qui les rend plus polyvalents. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il y a un autre défaut malheureux qui fait mal non seulement au produit mais aussi aux juges. « À chaque compétition, nous essayons des bières qui sont vraiment exceptionnelles, mais qui n’ont pas été inscrites dans la bonne catégorie, a déclaré Richard. Pour cette raison, nous ne pouvons pas [les] proposer. C’est tragique. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faites preuve de créativité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les catégories expérimentales offrent la possibilité de mettre en valeur votre côté créatif, mais attention! Les ingrédients uniques doivent complémenter, et non masquer, les qualités essentielles de votre produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Même quand je juge un spiritueux très fort ou inhabituel – qu’il s’agisse d’une vodka aromatisée à l’ail, au piment fort ou aux cornichons ou d’un rhum épicé – je m’attends toujours à ce que ses arômes, ses saveurs et sa texture soient équilibrés, a déclaré Charlene Rooke. Les saveurs ou les ingrédients expérimentaux peuvent difficilement dissimuler un spiritueux mal distillé ou mal mélangé à la base. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il ne restait plus que deux bières en liste. Celle qui n’a pas été sélectionnée était techniquement parfaite – elle était limpide, vive, et répondait à tous les critères. Mais la bière blanche, nous ne pouvions pas arrêter d’en parler. Le temps s’est arrêté. Nous savions que nous nous souviendrions de ce moment longtemps après la compétition.</p>
<cite>Lauren Richard, juge en chef de l’édition 2024 de la Coupe des bières du Canada</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Tendances changeantes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les goûts et les préférences des consommateurs évoluent, les compétions suivent le même rythme – et Lauren Richard s’en réjouit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons apporté de nombreux changements aux directives de la <a href="https://canadabeercup.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Coupe des bières du Canada</a> cette année en raison de l’évolution des tendances, l’une d’elles concerne les bières à faible teneur en alcool, a-t-elle expliqué. Ces tendances sont plus fréquentes dans les bars et nous nous efforçons de leur faire une plus grande place dans l’univers de la compétition. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Natalie MacLean a également constaté l’intégration de la responsabilité environnementale dans les critères d’évaluation. Certains concours accordent des points supplémentaires pour des pratiques biologiques ou biodynamiques certifiées, une production neutre en carbone ou même un emballage durable innovant.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="522" src="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren1.jpg" alt="Lauren Richard sitting at bartop with pint of dark beer" class="wp-image-5504" srcset="https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren1.jpg 900w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren1-300x174.jpg 300w, https://www.poured.ca/wp-content/uploads/2025/02/Lauren1-768x445.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo: Joey Senft, The Forks</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce qui est intéressant, c’est que cela a poussé les viticulteurs non seulement à s’adapter à ces pratiques, mais aussi à les perfectionner, a-t-elle déclaré. Nous voyons aujourd’hui des vins durables qui ne se contentent pas de rivaliser avec les vins conventionnels : ils les surpassent. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces tendances soient passionnantes, un attribut demeure prisé dans les compétitions : l’équilibre. « L’équilibre est devenu le marqueur ultime du succès, a déclaré Nathalie MacLean. J’ai vu des vins techniquement parfaits ne pas obtenir de médaille parce qu’ils avaient été fabriqués plutôt qu’élaborés. Ils manquaient de la tension et de l’énergie qui font la grandeur d’un vin. Ce n’est pas qu’une question de puissance pure. C’est aussi une question d’harmonie. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, qu’il s’agisse de vin, de spiritueux ou de bière, les principes d’équilibre et de savoir-faire sont les mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous voulons que la bière suive le plus possible les lignes directrices. Certaines choses n’entrent pas tout à fait dans un cadre, et il n’y a rien de mal à cela – c’est pourquoi nous avons les catégories expérimentales. Mais la bière doit être brassée dans un environnement propre, d’une manière expressive et bien équilibrée. Tout est dans l’attention aux détails : la propreté, la fraîcheur et l’utilisation d’ingrédients auxquels on croit. »</p>
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